mercredi 28 décembre 2016

   Les éoliennes ne seront pas la dernière faute de goût sur le chapiteau du cirque planétaire. Gageons qu'un grillage géant sera bientôt construit à une centaine de mètres au-dessus du sol, afin de capter l'énergie nécessaire à notre agitation. A travers les mailles de cette toile d'acier, l'homme laborieux regardera les portions de ciel toujours visibles en s'écriant : "En avant !"

(1483)


La félicité en mouvement

   Il n'y a guère que les sots pour croire au libre arbitre. C'est pourquoi ils deviennent politiciens, magistrats, policiers, hommes d'église ou miliciens.

(1486)


L'athée sur le toit

vendredi 23 décembre 2016

   Aussi ridicule qu’un anticlérical fraternisant avec un imam au nom de l’antiracisme.

(1481)


Femme à jamais dévoilée

mardi 20 décembre 2016

   Tremblant à la vue d'un poussin tombé dans un bol d'eau, il serait nommé empereur. Imperméable en pareilles circonstances, on lui ferait signer un contrat de travail à temps plein.


(1479)


Chipé ici

   Un écologiste sincère ne voudrait faire souffrir personne : stériliser l'espèce humaine devrait lui suffire.

(1478)


L'avant-dernière croûte

   Merveille du feu de paille : d'une beauté visible dans la nuit à plusieurs kilomètres, il n'en reste rien à son approche. Mieux vaut rêver en regardant le ciel plutôt qu'avoir cette idée saugrenue d'approcher l'infini.

(1477)


Atterrissage imminent

lundi 19 décembre 2016

  Vincent Callebaut, brillant comme le sont toujours les architectes, a imaginé la Cité du Futur : d’immenses tours verdoyantes accueilleront bureaux, logements, commerces, potagers et salles de sport. De cette façon, il sera possible de passer une vie entière entre le dix-septième et le quarantième étage, ce qui fera gagner du temps à tout le monde. Ces riantes cités verticales comporteront de spacieux appartements avec vue sur d’autres tours, et seront parsemées de resserres à balais de neuf mètres carrés où logeront les plus modestes, car la générosité est bien évidemment la marque des grands créateurs.

(1478)


Arboretum pour le Parc humain
   C’est une répétition générale jouée un entrepôt mal éclairé où le plafond menace de s’écrouler. Les comédiens peinent à tenir un rôle auquel ils ne croient pas, alors que la pluie ne cesse de battre la toiture qui se met à percer. L’eau monte dans les traverses et emporte les prospectus pendant que la porte d’entrée s’abat avec violence, réveillant un public qui applaudit bruyamment, croyant être au spectacle.

(1456)


Au troisième coup de brigadier