lundi 6 mars 2017

    Nous voulons reposer en paix à l’ombre d’un feuillage frais, vivre dans un vent furieux.
    Au moindre mouvement, nous perdons tout.
    La fureur vient avec l’émerveillement, et les secousses finissent par nous engourdir.
    Un monstre s’avance, est-il vraiment celui que nous avons tant attendu ?
    Nous manquons de gestes pour conter cette histoire qui nous dépasse.
    Le bruit d’une coque de noix tombant au loin pourrait nous détruire.
    Nous ignorons les cris.
    Chaque jour, nous continuons en faisant le serment de tout arrêter.


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4 commentaires:

  1. C'est toujours du bonheur de passer dans votre antre cher Marquis
    Belle soirée à vous
    :-)

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    1. Vous venez de passer sous l'oreille, exactement, cher Jean Jacques.

      Nous vous souhaitons d'excellentes élections, ou pas.

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  2. Il s'écoute pas un peu "nous" ?

    A.

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