lundi 25 septembre 2017

    Nous dansions le slow en nous caressant lentement, sans être encadrés par un vigile et un maître-chien.
    Nous recevions de jolies lettres parfumées.
    Les propriétaires nous offraient six mois de loyer gratuit en échange d’un entretien du grand jardin.
    Il était permis de planter une tente en pleine forêt.
    Le garde-champêtre nous conseillait de porter un casque à moto, la prochaine fois.
    Les vitres de la 2CV s’ouvraient d’elles-mêmes, à l’improviste.
    Les autoroutes étaient désertes. « Pourquoi a-t-on construit ces horreurs ? Personne ne voudra passer là-dessus », disait ma mère.
    Je ne voudrais pas avoir dix-sept ans aujourd’hui, même si j’ai depuis toujours été un vieil-enfant.

(1588)


3 commentaires:

  1. "Nous recevions de jolies lettres parfumées."
    ________________________

    Cette phrase vient de me déclencher un fou-rire.
    Merci pour ça ;-)

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    1. Je vous en prie, midinette nous sommes resté, chère Aukazou.

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    2. C'est très mignon, c'est juste inattendu.

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