lundi 12 février 2018

   Ne m’intéressent que ceux qui font faillite avec panache. « N’ayez crainte, je n’ai jamais aimé personne »,  disent-ils dans un dernier souffle à la famille humaine. Et s’il se trouve un seul spectateur pour sourire à cette réplique, alors le mourant peut s’estimer heureux.
    Je rêve du jour où les acteurs descendront de l’estrade pour jouer leur vie parmi les autres, et où les ambitieux rassembleront quelques brindilles durant la journée pour les enflammer le soir venu. À quoi bon viser le haut du podium lorsqu’on peut vivre dans les étoiles ?

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4 commentaires:

  1. Cher Marquis,
    A l'heure où l'on ne cesse d'inciter les individus (si manipulables parfois) à "se conduire" comme des entreprises, il devient salutaire de promouvoir la faillite de soi. C'est une belle cause (perdue).
    Au fait, avez-vous protégé vos jeunes arbustes et arbres fruitiers des bouches caprines ? Les coquines apprécient, il me semble, les tendres écorces.
    Belle soirée,

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  2. Chère Elly, du côté des caprines, cela peut aller, mais pour ce qui concerne les agissements de Dame Marans et Demoiselle Harco, c'est un véritable chaos. Ces deux hétaïres ont saccagé les paillages couvre-sols du pied des jeunes poiriers et autres cassissiers.

    Alors je les suis - de loin, afin de ne pas trop les déranger - avec mon râteau.

    Belle époque,

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  3. cher marquis, je ne viens plus car ne voyant plus vos visites sur l'arrière de mon blog je n'ose plus
    vos visites me manquent
    je vous salue
    à plus tard bonjour à vos chévbres
    La duchesse de Pain

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    1. Je ne vous quitte jamais, chère Duchesse, mais ces temps-ci je ronronne comme nul autre.

      Lorsque tout ne va pas mal, il ne faut pas en remettre.

      Je vous embrasse et vous souhaite fortes bises.

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