jeudi 12 juillet 2018

   Une de mes tantes faisant une dépression post-partum - ce qui, lorsque j’avais douze ans me semblait tout à fait normal -, mes parents l'avaient invitée à passer quelques jours à la maison. C’est ma mère qui eut ces quelques mots très justes pour définir cette maladie universelle : « On peut être déprimé à la simple vue d’une cuillère posée de telle façon à côté d’un bol, c’est comme ça. »
    Un changement de position de la cuillère aurait tout arrangé, mais ce pli dans les rideaux eût aggravé son cas. Nul d’entre nous n’étant capable de dire exactement d’où provient sa déception, chaque instant de bonheur peut être considéré comme un véritable miracle.

(1754)










3 commentaires:

  1. Nous avons connu une dépression post-Mitchum autrefois. La chose est assez désagréable. On commence dans la peau d'un chasseur, la nuit.
    Pour finir les nerfs à vifs, un lundi matin vulgaire.

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  2. mon dieu mùon cher marquis heureusement le reveil j'avais la forme car ces adorables billets si on est au premier degrés comme je le suis la déprime assurée
    je vous embrasse très cer marquis
    un séjour en plein nature m'a fait du bien
    la duchesse de pain

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    1. Chère Duchesse, la forêt primaire est la seule Voie de salut pour la Terre, et nous y allons à toute allure.

      Bipèdes, encore un effort si vous voulez travailler plus pour mourir moins.

      La fin de rameau vous embrasse.

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