mardi 1 juillet 2025

    Il m’arrive de penser que, comme le faisaient certaines tribus dites "primitives", nous devrions faire une prière avant d'abattre un arbre pour en faire des bûches, et de même avant de manger quoi que ce soit... Les prières de l’athée sont adressées aux apories.

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6 commentaires:

  1. Encore faudrait-il que nous croyions tous les jours à cette prière. C'est cette dimension du Sacré qui a été karcherisée par le monde moderne et nous a tous atomisés, riquiquisés, ridiculisés, déprimés, isolés. La dérision et le sentiment du dérisoire a tout emporté sur son passage. Rien n' a échappé au tank destructeur de l'époque. Il n'y a plus, aujourd'hui, de jeunes gens sensibles et inquiets, pensant au Bien et au Mal d'une façon saine, modeste, cultivée et poétique, il n'y a plus que des cyniques, des fanatiques et des ricaneurs. La haine, voilà bien Le sentiment, bien plus fort que l'amour, qui lie les hommes entre eux. Avoir la foi aujourd'hui, mais en a t-il déjà été autrement ? et là, je ne parle d'aucune religion, d'aucun fanatisme, d'aucune tradition, juste ce sentiment confidentiel, dont on ne parle pas, qu'on ne fait qu'évoquer parfois avec nos meilleurs amis, ce sentiment tout païen et pourtant touchant au plus Sacré du monde en nous, un sacré tout personnel, intime et secret, cela est devenu très compliqué. Barbara n'avait pas fait de discours, de longues théories, pour l'évoquer, elle avait simplement écrit ces mots dans sa chanson "A Mourir pour Mourir" :

    "J'ai vu l'or et la pluie sur les forêts d'automne
    Les jardins alanguis, la vague qui se cogne
    La vague qui se cogne
    Et je sais, sur mon cou, la main nue qui se pose
    Et j'ai su, à genoux, la beauté d'une rose
    La beauté d'une rose"

    ... Bu sans soif et mangé sans faim !... - Vite soufflons la lampe, afin de nous cacher dans les ténèbres !

    Max.

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    1. Toute époque, même la pire, héberge en elle quelques rêveurs attentionnés... Et maladroits.

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    2. Maladroits et lâches, tiraillés par des désirs impérieux et contradictoires. D'où nous vient ces irrépressibles envies de carnage et de destruction ? Ne connaissez-vous, comme moi, ces moments de mauvaise humeur, de sang mauvais, où vous enverriez la Création au diable et détruiriez volontiers tout ce que vous aimez le plus, simplement "pour rire" ? Cette envie de ravager en ricanant tout ce que vous avez patiemment bâti ? De causer le chagrin le plus douloureux à ceux qui vous aime et qui comptent le plus pour vous ? Cet envie de viol, de meurtre, de hurlements, de bassesse et de crime ?
      Même la plus pacifique des âmes, la moins "hardie" comme l'écrivait Baudelaire, même le plus aimant des amis, même le plus doux des agneaux de dieu, a parfois de telles envies - et d'autant plus si il boit.
      Le lendemain, bien sûr, l'idiot immature qui aura cédé à ses fièvres du Mal, se retrouvant devant un champ de ruine si semblable à son âme, pleurera, demandera pardon, et tout recommencera.
      Max.

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  2. La plupart des Américains font une prière à la table familiale avant le repas.

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